Des années 30 aux années 50

1946-1949 : renaissance des associations locales

 

Après la Seconde Guerre mondiale, les animateurs de cette primo-fédération de « maîtres de maison » refondent leurs associations locales respectives, et recomposent une nouvelle fédération nationale : en juin 1948, après deux ans de préparation, les particuliers employeurs parisiens et lyonnais lancent la Fédération des employeurs de gens de maison ; au passage, on a abandonné dans l’intitulé de la nouvelle structure l’expression de « maîtres/maîtresses de maison », qui, en ces temps de reconstruction et de modernisation, n’est plus gage de reconnaissance de la part des salariés ou du ministère du Travail. La loi de décembre 1946 sur les conventions collectives les a encouragés à relancer leurs efforts de dialogue social : en 1948, leur fédération renouvelée est plus que jamais le principal instrument de négociation d’une convention collective nationale pour les employés de maison.

En décembre 1949, la Fédération des employeurs de gens de maison a reçu l’adhésion de 18 associations. Celles-ci sont désignées par la ville où elles sont installées, plutôt que par leur département d’origine : on y retrouve les « historiques », celles qui existaient déjà avant la guerre, comme Paris, Lyon, Bordeaux, et Lille (mais pas Saint-Étiennne, fondée en 1939) ; se sont ajoutées Angers, Arras, Bayonne, Brive, Limoges, Montpellier, Nantes, Nice, Orléans, Pau, Rennes, Laval, Tours et Roanne.