Des années 50 aux années 70

1951-1952 : une première convention collective nationale… retoquée pour représentativité insuffisante

 

Les efforts des militants de ces associations d’employeurs semblent aboutir en 1951 : la Fédération des employeurs de gens de maison parvient le 1er juin à signer avec les syndicats de salariés (CFTC, CGT et CGT-FO) le tout premier texte national de convention collective pour les employés de maison.

Mais leur sentiment d’accomplissement et leur espoir d’un dialogue social refondé tournent court : le ministère du Travail va finalement refuser en 1952 d’ « étendre » ce texte (« extension » : application à tous les salariés et employeurs sur un territoire déterminé, qu’il soit local ou national, d’un texte de réglementation professionnelle), qui aurait pu lancer la modernisation de ce secteur, cible de tant de critiques. La raison : face aux syndicats signataires, qui agissent au nom de centrales en capacité de créer des cellules locales reconnues en préfecture, la Fédération n’est pas jugée suffisamment « représentative » des employeurs de personnel de maison. Elle n’est pas assez développée sur le territoire français, avec suffisamment de groupements qui lui seraient affiliés (à peine une vingtaine), pour négocier à l’échelle nationale.